(Togo First) - Au Togo, les autorités sanitaires explorent la mise en place d’une assurance maladie complémentaire à l’Assurance maladie universelle (AMU). Depuis hier mardi 7 avril 2026, un séminaire de formation réunit à cet effet à Lomé, compagnies d’assurance, mutuelles et organismes gestionnaires pour définir les bases opérationnelles du dispositif.
Il s’agirait notamment de combler les limites du panier de soins de base de l’AMU, en vigueur depuis janvier 2024.
« Les assurances complémentaires ont un rôle déterminant à jouer pour couvrir les prestations non incluses dans le panier de soins de base », a indiqué le secrétaire général du ministère de la Santé, Dissaliba Winga.

Enjeux techniques et financiers
Les travaux portent sur plusieurs modules, conception des produits, principes de tarification, gouvernance et gestion des risques. L’objectif est d’outiller les acteurs pour assurer la viabilité financière et opérationnelle des futurs régimes.
Pour le formateur Saâd Taoujni, la question dépasse le cadre technique. En effet, explique-t-il en substance, soulignant la nécessité d’un mécanisme complémentaire adapté, tous les actes ne sont pas remboursés. « Il y a des produits qui ne sont pas remboursables et partout c’est comme ça ».
La soutenabilité du système reste un point central, selon l’expert. Les discussions abordent à cet égard, les niveaux de cotisation, les risques de fraude et la capacité contributive des populations. « Est-ce que le pouvoir d’achat des populations peut supporter un seuil élevé de prélèvements ? », a interrogé le formateur.
Trouver un nouvel équilibre pour le système de santé
Au-delà de la formation, les autorités attendent des recommandations opérationnelles pour structurer ce segment du marché ; ceci afin d’assurer une articulation efficace entre assurance publique et offre privée.
L’objet à terme est d’élargir la couverture au sein de la population, tout en maîtrisant les coûts et les risques.
Ayi Renaud Dossavi