(Togo First) - Au Togo, les établissements privés d’enseignement supérieur (EPES) sont appelés à améliorer la qualité de leurs offres de formation à travers un meilleur respect des normes de gestion académique. Dans cette optique, le lundi 30 mars 2026 à Lomé, un atelier d’échanges sur les bonnes pratiques en matière de gouvernance académique a été organisé à l’initiative du ministère de l’éducation nationale.
Pour les autorités éducatives, les EPES contribuent de manière significative à l’élargissement de l’offre de formation et à l’amélioration de l’accès à l’enseignement supérieur. Toutefois, ces établissements font face à des défis liés à la conformité aux normes académiques et administratives définies par le ministère de tutelle. Une situation qui peut affecter la qualité des enseignements dispensés, ainsi que la crédibilité et la reconnaissance des diplômes délivrés.
Un atelier de renforcement de capacités à l’attention des responsables des établissements privés d’enseignement supérieur (EPES) s’est tenu ce lundi 30 mars 2026, au Centre International de Recherche et d’Etudes de Langues – Village du Bénin (CIREL-VB).https://t.co/8pA47VFu87 pic.twitter.com/HbWehYi4EU
— Ministère de l'Enseignement Supérieur (@MESR_Tg) March 30, 2026
La rencontre a permis de relever plusieurs dysfonctionnements observés dans les pratiques académiques des établissements concernés. Les participants ont également été sensibilisés aux bonnes pratiques dans les domaines de l’organisation des formations et de la gestion des parcours académiques. Par ailleurs, le processus d’harmonisation des curricula a été présenté, de même que l’état de sa mise en œuvre, avec pour objectif de formuler des recommandations visant à renforcer la gouvernance académique dans le secteur privé.
Pour le ministre de l’Education nationale, Mama Omorou, il est impératif pour les établissements privés de se conformer aux exigences en vigueur afin de garantir des formations de qualité. « La qualité de l’enseignement supérieur ne saurait être négociable. Elle constitue le socle sur lequel reposent la crédibilité de nos diplômes, l’employabilité de nos diplômés et, plus largement, le développement socio-économique de notre pays », a-t-il déclaré.
Les autorités togolaises rappellent que les établissements privés d’enseignement supérieur demeurent des partenaires essentiels de l’État dans la mise en œuvre de la politique nationale d’éducation et dans la réponse à la demande croissante d’accès à l’enseignement supérieur.
Esaïe Edoh
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