(Togo First) - La Chine est le premier fournisseur de produits au Togo au quatrième trimestre 2025. Selon les données du commerce extérieur publiées par l’INSEED, les importations togolaises en provenance de l’Empire du Milieu ont atteint 160,5 milliards FCFA sur la période, soit 29,9 % des achats extérieurs du pays.
Cette donnée place Pékin loin devant la France, qui arrive en deuxième position avec 41,2 milliards FCFA d’exportations vers le Togo, soit 7,7 % des importations nationales.
Enfin, le Nigeria complète le trio de tête pour le dernier trimestre de 2025, avec 31,5 milliards FCFA et une part de 5,9 %.

Parmi les autres principaux fournisseurs figurent l’Inde (5,6 %), le Japon (4,4 %), la Turquie (2,8 %), les États-Unis (2,7 %), les Pays-Bas (2,6 %), le Burkina Faso (2,6 %) et la Malaisie (2,5 %). Au total, les dix premiers partenaires commerciaux du Togo concentrent 66,6 % des importations au cours du trimestre sous revue.

Des importations à plus de 536 milliards FCFA
Sur l’ensemble du quatrième trimestre 2025, les importations du Togo se sont établies à 536,4 milliards FCFA, pour un volume de 1,56 million de tonnes. Ces niveaux restent largement supérieurs aux exportations, évaluées à 253,5 milliards FCFA.
Les achats extérieurs du pays portent principalement sur des produits manufacturés, des hydrocarbures, des équipements industriels, des biens de consommation et des intrants destinés aux activités commerciales et industrielles.
La forte présence de la Chine reflète l’importance des importations de produits manufacturés et d’équipements à destination du marché togolais et des activités de réexportation dans la sous-région.
Un déficit commercial toujours élevé
L’écart entre les importations et les exportations a conduit à un déficit commercial de 282,9 milliards FCFA au quatrième trimestre 2025.
En glissement annuel, les importations ont progressé de 9,5 % en valeur par rapport au quatrième trimestre 2024.
La bonne nouvelle pour le pays est que, sur la période, les exportations ont augmenté plus rapidement, avec une hausse de 23,4 % en valeur et de 52,4 % en quantité. Une telle progression des ventes vers le reste du monde permet notamment de freiner le déficit commercial, qui baisse légèrement de 0,6 % sur un an.
Ayi Renaud Dossavi