(Togo First) - Le Togo engage une nouvelle phase de mobilisation du secteur privé dans la lutte contre le changement climatique. Depuis mardi 17 mars 2026, un atelier de deux jours s’est ouvert à Lomé avec l’appui de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), réunissant près de 70 acteurs économiques pour valider deux documents stratégiques.
Ces travaux visent à structurer l’implication des entreprises togolaises dans les politiques climatiques, tout en identifiant les opportunités économiques liées à la transition environnementale.
Les secteurs ciblés incluent l’agriculture, la foresterie, la pêche, l’élevage et la gestion des ressources en eau, particulièrement exposés aux effets du changement climatique.
Il devrait en sortir deux documents. Le premier définit les modalités d’engagement du secteur privé, tandis que le second identifie les mécanismes de financement et les opportunités d’investissement. « Ces documents permettent de voir comment le secteur privé togolais va s’engager sur les questions du changement climatique et quelles opportunités s’offrent à lui », a indiqué Dr Diwa Oyetunde, représentante de la FAO au Togo.
Par ailleurs, « des consultations sont menées avec des partenaires privés afin de définir des perspectives à cinq et dix ans, notamment pour permettre aux entreprises togolaises d’accéder aux financements climatiques », ajoute-t-on.
Pour ce qui est des mécanismes de financement potentiels, « aujourd’hui, les mécanismes existants au niveau mondial permettent au secteur privé d’accéder à des financements, notamment sous forme de prêts. Nous travaillons avec le ministère du Commerce et le patronat pour accompagner les entreprises dans des secteurs comme l’agriculture, l’élevage, la pêche et la foresterie, en tenant compte des coûts liés aux actions climatiques. À terme, cela devrait générer des emplois, améliorer l’assainissement et contribuer au bien-être des populations », informe Dr Diwa Oyetunde, en outre.
Pour les autorités et les partenaires, il s’agit dans un premier temps, de renforcer la résilience des secteurs productifs et de soutenir la création d’emplois liés à l’économie verte.
À terme, ces orientations doivent contribuer à structurer un marché national des investissements climatiques et à intégrer davantage les entreprises togolaises dans les chaînes de valeur durables.
R.E.D