(Togo First) - La troisième édition du forum d’affaires Biashara Afrika, qui se tient à Lomé jusqu’au 20 mai 2026, a servi de tribune au Président du Conseil, Faure Gnassingbé, pour partager sa vision d’une Afrique davantage intégrée, compétitive et prospère. Cette vision repose sur quatre axes fondamentaux visant à accélérer la transformation économique du continent.
Organisée autour du thème « Stimuler la transformation économique de l’Afrique grâce à la ZLECAf », la rencontre réunit plus de 1500 participants, parmi lesquels des décideurs publics et des opérateurs privés. Les échanges portent principalement sur le renforcement du commerce intra-africain et la mise en œuvre effective de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).

Une intégration économique érigée en impératif stratégique
A l’ouverture des travaux, Faure Gnassingbé, dans son intervention, a abordé le thème de cette édition, en soulignant que la ZLECAf n’est plus une option politique, mais une nécessité historique au regard des mutations profondes de l’économie mondiale. Selon lui, la réussite du continent dépend désormais de sa capacité à traduire ses ambitions politiques en résultats économiques tangibles.
« La première étape de la réussite de l’Afrique dépendra désormais de notre capacité proactive à transformer une ambition politique en réalité économique concrète », a-t-il déclaré.
Les travaux de la troisième édition du forum d’affaires Biashara Afrika se tiennent à Lomé du 18 au 20 mai 2026 sous le thème « Stimuler la transformation économique de l’Afrique grâce à la ZLECAf ».
— Présidence du Conseil du Togo (@presidencecstg) May 18, 2026
Le Président du Conseil, SEM @FEGnassingbe, a solennellement réaffirmé son… pic.twitter.com/ea6EGsHVwL
Dans cette perspective, le dirigeant togolais a appelé à lever les obstacles à l’intégration régionale, notamment les barrières monétaires et frontalières. Il a également rappelé que, dans un environnement international marqué par des recompositions économiques et géopolitiques, aucune économie africaine ne dispose, à elle seule, d’une taille critique suffisante pour défendre durablement ses intérêts.
« L’Afrique doit donc renforcer sa capacité collective de résilience. L’intégration régionale devient une nécessité économique et géostratégique », a-t-il ajouté, qualifiant la ZLECAf d’« instrument de souveraineté économique », au-delà de sa dimension commerciale.
Le rôle du secteur privé et de la jeunesse au cœur de la transformation
Faure Gnassingbé a en outre mis en avant le rôle central de la transformation économique comme levier d’intégration. Il a notamment insisté sur la nécessité de développer des chaînes de valeur régionales et de favoriser l’émergence d’un secteur privé africain solide, capable de soutenir durablement la croissance du continent.
Le Président du Conseil a, par ailleurs, souligné que l’intégration africaine ne pourra être pérenne que si elle bénéficie concrètement aux populations, en particulier aux jeunes, aux femmes et aux filles. À cet égard, il a appelé à faire de l’emploi des jeunes une priorité stratégique.
« La population africaine est la plus jeune du monde. Cette jeunesse constitue notre principale force. L’emploi devient donc central pour la stabilité économique, sociale et politique de notre continent », a-t-il indiqué.
Enfin, le dirigeant togolais a plaidé pour une appropriation inclusive de la ZLECAf : « Elle doit devenir une réalité vécue concrètement par les citoyens africains eux-mêmes », a-t-il conclu.
Esaïe Edoh
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