(Togo First) - Les formations sanitaires du district du Golfe ont lancé, mardi 9 février à Lomé, leur revue annuelle de performance pour l’exercice 2025.
L’évaluation, prévue sur quatre jours, porte notamment sur les résultats obtenus en matière de couverture vaccinale, de santé maternelle et infantile et d’accès aux soins.
« Nous aurons d’abord à passer au peigne fin la revue de performance de toutes les activités menées dans les différentes formations sanitaires selon les axes du PNDS (Plan national de développement sanitaire, ndlr) et définir les questions les plus épineuses qui vont nous permettre de solutionner les problèmes prioritaires, et par ricochet planifier la nouvelle année », a indiqué Midokpo Messan Wogbemassé, directeur préfectoral de santé du Golfe.
Selon les responsables sanitaires, plusieurs indicateurs ont progressé. La couverture en consultation prénatale 4 est passée de 39 % en 2024 à 45 % en 2025. La proportion des formations offrant une prise en charge intégrée des maladies non transmissibles est passée de 9 % à 100 % sur la même période. Des investissements ont également concerné les infrastructures, avec des constructions et réhabilitations dans plusieurs centres médicaux sociaux, notamment à Ségbé et à Kodjoviakopé.
Plus largement, les discussions abordent aussi les défis persistants, notamment les décès néonatals et la résistance aux antibiotiques, dans un contexte de consommation inappropriée de ces traitements.
Des exercices similaires ont eu lieu et se tiennent dans plusieurs districts sanitaires du territoire, notamment dans le Bas-Mono et l’Avé. À Kévé, la revue est couplée à l’élaboration du Plan d’action opérationnel 2026. Les autorités sanitaires mettent en avant une amélioration de la prise en charge des accouchements et le déploiement progressif de nouveaux équipements, dont un service de radiologie à Assahoun.
Ces revues s’inscrivent dans le cadre du Plan national de développement sanitaire, avec pour objectif de renforcer l’efficacité, l’équité d’accès et la qualité des services sur l’ensemble du territoire togolais.
R.E.D