Au Togo, une nouvelle plateforme de service en ligne se positionne sur le marché pour moderniser et optimiser les pratiques dans les secteurs du bâtiment et des travaux publics (BTP) et de la logistique. Dénommée « Logimat », l’application promue par une société du même nom, a officiellement lancé ses activités le samedi 30 novembre à Lomé.
Concrètement, cette plateforme digitale facilite l’accès à une gamme diversifiée de services. Elle permet aux entreprises et aux particuliers de réaliser des achats de matériels de quincaillerie en ligne et de louer des engins lourds pour leurs projets de construction.
Géolocalisation et intelligence artificielle
Pour se démarquer, Logimat intègre des technologies de géolocalisation avancées et d'intelligence artificielle, permettant une gestion optimisée des livraisons et une meilleure planification des trajets. Grâce à ces outils, les utilisateurs peuvent suivre en temps réel la localisation de leurs équipements ou marchandises, ce qui garantit des livraisons plus rapides et plus fiables. L’intelligence artificielle joue également un rôle clé dans la recommandation de produits et services adaptés aux besoins spécifiques de chaque utilisateur, améliorant ainsi l’expérience client.

« En créant Logimat, notre objectif est de faciliter la vie des utilisateurs tout en modernisant les pratiques dans les secteurs clés du BTP et de la logistique. Avec l’application, nous souhaitons accompagner la digitalisation de ces secteurs et contribuer à la croissance économique locale en facilitant les échanges et en créant de nouvelles opportunités pour les acteurs du marché », a indiqué le CEO de Logimat, Kadjaka Dissima-Winiga.
Cette nouvelle initiative vient s’ajouter à d’autres dans le BTP, comme l’application Edolé Africa, permettant ainsi de diversifier les solutions numériques mises à la disposition de la population.
La société Africa Global Logistics (AGL), anciennement Bolloré Transport & Logistics, et désormais détenue par l’armateur italo-suisse MSC, vient de lancer à Abidjan son programme “Accelerate”, destiné à soutenir les startups en phase de croissance ou d’amorçage, dans le secteur de la logistique en Afrique.
Parmi les six bénéficiaires de la première cohorte, on retrouve Eazy Chain, une startup de logistique basée à Lomé, promue par Wilfried Dabire. En collaboration avec d'autres jeunes entreprises africaines, dont PAPS et ALAL du Sénégal, APPLOAD du Mozambique, ainsi que TAMBOUR et ALIA de la Côte d’Ivoire, Eazy Chain aura l'opportunité de rencontrer des mentors, d'explorer des solutions logistiques de pointe, et de participer à des sprints de projets pour tester et ajuster ses solutions.
Le programme se déroule au centre d’innovation Yiri d’AGL, à Abidjan, et s'étend sur six mois, incluant des diagnostics, des projets pilotes et un suivi détaillé pour garantir une montée en puissance rapide des startups.
« Grâce au programme [Accelerate], nous bénéficierons des ressources stratégiques et de l’accompagnement de haut niveau d'AGL pour concrétiser cette vision et transformer durablement le secteur maritime africain », a confié à Togo First le promoteur d’Eazy Chain.

Selon Asta-Rosa Cissé, Directrice Régionale d’AGL Côte d’Ivoire-Burkina Faso, ce programme contribuera à accélérer l’essor des jeunes entreprises en Afrique et soutenir leur impact sur la transformation numérique du secteur logistique.
Profiter du climat des affaires togolais
Eazy Chain, qui opère au niveau national à travers “Togo Cargo”, espère tirer profit de cette opportunité pour se positionner sur le marché africain et au-delà. “Nous avons choisi de poser nos valises au Togo en raison de la facilité pour faire des affaires, de la sécurité, et de la position stratégique de Lomé en tant que hub régional,” ajoute-t-on du côté d’Eazy Chain.
« Notre projet phare est le lancement d’un service de navire collecteur, conçu pour transformer le transport maritime dans la région. Ce service reliera le port en eau profonde de Lomé au port de Praia, au Cap-Vert, avec des escales dans des ports stratégiques de la région. Il permettra de connecter efficacement les ports secondaires aux hubs principaux, réduisant ainsi les coûts logistiques, les délais de transit, et les ruptures de charge. »
Pour le jeune promoteur, l’objectif est durant ces six mois, de s’appuyer sur l’expertise d’AGL (acteur majeur présent dans 47 pays en Afrique), notamment en consignation de navires, gestion portuaire dans les ports d’escale, et en transit de marchandises, pour améliorer ses services et être plus compétitif sur le marché sous-régional.
Ayi Renaud Dossavi
Lire aussi:
Au sein de MSC, Bolloré devient Africa Global Logistics - Togo First
Le Togo, à l'instar des autres pays de l’UEMOA, a entamé le 1er octobre la célébration du mois du consommer local, qui s’étendra jusqu’au 31 octobre. À cette occasion, la ministre du Commerce, de l’artisanat et de la consommation locale, Rose Kayi Mivedor, a appelé ses concitoyens à favoriser la consommation de produits locaux, notamment durant cette période.
Dans une déclaration faite le 30 septembre dernier en prélude à cet événement, la ministre a relevé que l’achat de produits « Made in Togo » constituait un soutien direct aux producteurs et contribuait au développement économique du pays.
« Pour moi, consommer local, c’est une déclaration d’engagement envers le producteur, les PME-PMI, l’économie de notre pays, notre jeunesse. C’est aussi une démarche pour la préservation de l’environnement, la santé publique et notre culture. C’est un acte essentiel pour la création de richesse et d’emplois pour le pays », a déclaré l’officielle.

La ministre a également relevé que les quatre premières éditions de cette initiative ont démontré l'importance de soutenir les producteurs locaux en consommant leurs produits. « Si nous continuons de préférer les produits importés, nos entreprises locales ne pourront pas survivre », a-t-elle relevé en ajoutant que le souhait du gouvernement est de voir les entreprises locales prospérer, générant ainsi une production croissante de richesses et d’emplois au fil des ans.
Le mois du consommer local, déjà en cours, sera officiellement lancé le 10 octobre prochain à Kpalimé. L’événement sera ponctué de conférences et de panels autour du thème : « Développement du tissu industriel pour une consommation locale dynamique et durable : enjeux et défis ».
Il sera marqué essentiellement par des expositions et des ventes de produits « Made in Togo », ainsi que des visites d’entreprises et des campagnes médiatiques destinées à promouvoir les biens et services locaux.
Esaïe Edoh
Lire aussi:
Au Togo, le Centre des expositions et foires et de Lomé (CETEF) offre un tarif préférentiel aux jeunes et femmes entrepreneurs qui ambitionnent d’exposer à la 19è Foire Internationale de Lomé (FIL). L’initiative est prise par la direction du CETEF soutenu par le ministère du commerce, de l’artisanat et de la consommation locale, pour attirer un grand nombre de jeunes et femmes à ce rendez-vous commercial.
Concrètement, le CETEF offre 50 places d’exposition dont 60% aux femmes et 40% aux jeunes entrepreneurs. Cette offre est ouverte selon un communiqué du CETEF jusqu’au 15 octobre 2024.
L’offre est similaire à la réduction des coûts de stands accordée par les autorités du pays aux entreprises locales lors de la dernière édition de la foire made in Togo qui s’est tenue du 26 juillet au 4 août 2024. Elle devrait permettre à un plus grand nombre d'acteurs économiques togolais notamment jeunes et femmes de se faire connaître et de promouvoir leurs produits et services à cette rencontre qui devrait réunir plus de 1000 exposants pour un demi-million de visiteurs.
La nouvelle édition de la foire de Lomé se tiendra du 22 novembre au 8 décembre prochains autour du thème principal « Normes et qualités des produits et services, outils de compétitivité et d’accès aux marchés connectés ». Cette foire qui se positionne comme un carrefour commercial majeur pour la sous-région, aura cette année comme invité d’honneur, le Mali.
Esaïe Edoh
Lire aussi:
5e Foire Made in Togo : cinq fois plus d’exposants qu’à l’édition précédente
Avec 50 000 $ et un partenariat stratégique avec Ecobank, Daba Finance, dirigée par Junior Boum III, ambitionne de démocratiser l'accès aux marchés financiers en Afrique.
La start-up ivoirienne Daba Finance a remporté vendredi 27 septembre, l’édition 2024 d’Ecobank Fintech Challenge, une compétition annuelle organisée par le groupe bancaire panafricain pour récompenser l'innovation technologique dans le secteur financier. C’est à Lomé, au Togo, que se sont affrontés les 12 finalistes retenus parmi plus de 1550 candidatures venues de 70 pays.
Un carrefour de l'innovation où la jeune pousse d’Abidjan a su tirer son épingle du jeu après cinq minutes de pitch face à des concurrents venus du Kenya, du Rwanda, du Nigeria, d’Afrique du Sud, du Cameroun, du Togo, de la RDC et de la Guinée. Si la Kényane Melanin Kapital est arrivée en deuxième position, c’est YMO, une super-app dédiée à l’envoi et à la réception d'argent en Guinée, qui complète le podium. Le prix du public a, quant à lui, été décerné à la start-up togolaise MiaPay.
L’inclusion financière
Daba Finance a pour mission de « démocratiser l’investissement en Afrique », comme le présente son patron. A l’heure où de nombreuses initiatives peinent à toucher les populations locales, souvent exclues des circuits financiers traditionnels, la fintech ivoirienne propose une solution « simple et sécurisée », explique Junior Boum III, entrepreneur d'origine camerounaise et cofondateur de la start-up avec Anthony Miclet.
Via une plateforme d’investissement unifiée, Daba Finance permet à ses utilisateurs – qu’ils soient particuliers ou institutions – de placer leur argent sur des marchés africains souvent perçus comme risqués et peu accessibles. Actions, obligations, fonds communs de placement : « l’éventail d’opportunités est large, et tout est conçu pour simplifier l’accès aux marchés financiers », détaille à Togo First, M. Boum III, qui a notamment travaillé au Nasdaq, au sein de la division qui fournit des données sur les investissements institutionnels.
« Aujourd'hui, nous sommes spécifiquement concentrés sur les produits de la zone UEMOA (Union économique et monétaire ouest-africaine). Cependant, pour d'autres actifs, comme le capital-risque, nous permettons d'investir dans d'autres pays. Mais pour ce qui est des marchés cotés — bourse, actions, obligations, fonds communs de placement — c'est principalement en zone UEMOA », a confié le jeune entrepreneur.
Daba Finance collabore déjà avec plusieurs sociétés de gestion et d'intermédiation (SGI) dans la zone, qui restent les seuls intermédiaires habilités à opérer directement sur la BRVM. « Nous ne les remplaçons pas, nous collaborons avec elles. Actuellement, sur le marché de la zone UEMOA, nous avons des partenariats avec cinq ou six SGI, notamment en Côte d'Ivoire et au Sénégal" » précise Boum III. BOA Capital, EDC Investment, BNI Finance, Imparxis et CGF Group figureraient parmi ces partenaires.
Mieux, selon son dirigeant, « la fintech offre aux SGI l'opportunité d'accéder à un segment d'investisseurs qu'elles ne touchent pas encore », notamment à l’international. "Il y a actuellement environ 100 000 comptes actifs sur la BRVM, répartis entre 40 SGI. Nous, nous apportons des millions d'utilisateurs potentiels, qu'ils soient aux Etats-Unis, en Europe, ou ailleurs en Afrique, qui aujourd'hui ne connaissent pas encore ces marchés », explique Boum.
Lancé en 2021, Daba Finance compte aujourd’hui plus de 25 000 utilisateurs à travers le monde, principalement aux Etats-Unis, en Europe et en Afrique de l’Ouest francophone, revendiquent ses dirigeants. « Mais le potentiel est encore immense : dans la seule zone UEMOA, 200 millions de personnes n’investissent pas encore, ce qui représente un marché largement inexploité. »
Outre sa plateforme d’investissement pour particuliers et institutions, la fintech dit travailler actuellement sur de nouveaux produits, notamment des solutions d’épargne, et cherche à renforcer des partenariats avec des acteurs du secteur technologique. L’objectif est de permettre à plus d’Africains d’accéder à des opportunités financières autrefois réservées à une élite.
Pour Junior Boum III, ce n’est que le début : « Nous sommes encore loin de notre potentiel maximal. Notre ambition est de toucher des millions d’investisseurs à travers le continent et au-delà. »
L’entrepreneur avait déclaré, en janvier dernier, que dans les 5 prochaines années, son ambition est de faire de Daba « la première destination pour tout investisseur, qu’il s’agisse d’un particulier ou d’un investisseur institutionnel, lorsqu’il souhaite commencer ou gérer ses investissements sur le continent africain ».
Ecobank, un tremplin
Daba Finance repart non seulement avec une enveloppe de 50 000 $, mais surtout un partenariat stratégique avec Ecobank. Présente dans 34 pays africains, la banque panafricaine offre à la start-up ivoirienne une rampe de lancement pour accélérer son expansion. « Ecobank nous apporte principalement de la distribution, facilite les paiements et met à notre disposition son vaste réseau à travers le continent », note Junior Boum III qui ajoute : « ils nous offrent également un soutien technique, si nécessaire »
Des propos appuyés par Jérémi Awori, Ceo d’Ecobank : « grâce à notre Sandbox, une plateforme API dédiée, nous leur [fintechs lauréates, Ndlr] offrons la possibilité de tester et d'affiner leurs produits, de les intégrer à notre écosystème et de les déployer non seulement à travers le continent africain, mais aussi vers la diaspora ».
La fintech ivoirienne rejoint ainsi plus de 60 fintechs qui ont intégré, depuis la création d'Ecobank Fintech Challenge en 2017, le programme Ecobank Fintech Fellowship, une initiative offrant un soutien technique et stratégique pour aider ces jeunes pousses à évoluer dans un environnement souvent complexe.
Fiacre E. Kakpo
Deux jeunes entrepreneurs togolais ont été déclarés lauréats parmi 20 candidats, à l'issue de la quatrième édition du programme « L'Afrik de Demain », organisée par le magazine Ocean's News. La liste officielle, dévoilée mercredi 11 septembre, indique une baisse du nombre de lauréats togolais par rapport à l'édition précédente.
?L'attente a enfin touché à sa fin ! Le TOP 20 ADD 2024 regroupe des entrepreneurs qui proviennent du Bénin, du Burkina, du Sénégal, du Togo, de la Mauritanie, de la Côte d’Ivoire, du Gabon et de la RDC.#ADD #ADD2024 #Entrepreneuriat #PMEAfricaines #TgTwittos pic.twitter.com/BfvZGU8SJt
— Ocean's News (@oceans_news) September 11, 2024
Ces nouveaux lauréats, âgés de moins de 35 ans, exercent dans les domaines de l'agrobusiness et l’économie circulaire. Il s'agit de Mony Kolani, de l'entreprise N'aam, et de Pouwereou Bodjona, de Bo-Technology & Services Sarl. Leurs projets ont été jugés pertinents pour la communauté, selon le jury présidé par Edem d'Almeida, président de l'association Moi Jeu Tri, spécialisée dans le recyclage.
Ces deux Togolais, sélectionnés avec 18 autres personnes de diverses nationalités (Bénin, Burkina Faso, Sénégal, Mauritanie, Côte d'Ivoire, Gabon, RDC, Congo-Brazzaville), sont attendus à Lomé en novembre prochain.
« Cette sélection réunit des entrepreneurs très prometteurs issus de 9 pays d'Afrique. Leur engagement correspond parfaitement à l'esprit que nous cherchons à promouvoir au sein de notre programme », a indiqué Aimé Apedoh, Coordinateur général du programme.
En termes de récompense, ces lauréats participeront à un programme de formation complet couvrant des domaines essentiels tels que la communication et le marketing numérique, la gestion financière et la gestion d'entreprise. Ils bénéficieront en outre d'une vaste campagne médiatique de trois mois visant à renforcer leur visibilité en ligne.
Lancé en 2021, le programme « L'Afrik De Demain » a pour ambition de former et d'accompagner chaque année 20 jeunes entrepreneurs africains dans leur parcours entrepreneurial. Ce, en leur offrant non seulement une visibilité mais aussi des outils pour améliorer leurs compétences et développer leur réseau.
Au Togo, le paysage des Fintech s’agrandit, avec l’arrivée d’un nouvel acteur, qui propose une solution orientée vers les groupements et associations.
La jeune startup Ollo Africa, active dans les solutions digitales d'inclusion financière, vient en effet de lancer sa nouvelle application Ohana Africa, destinée à simplifier la gestion des groupements formels et informels. L’outil veut permettre aux membres des groupements de cotiser et de faire des dons indépendamment de leur localisation, de manière hebdomadaire ou mensuelle.
« Ohana n’est pas seulement une question de sécurité. Il s’agit de rendre la vie plus facile. Que vous cotisiez pour des occasions joyeuses comme des retrouvailles ou pour des moments difficiles comme des funérailles ou des maladies, mettre de l’argent ensemble n’a jamais été aussi simple, et l’application Ohana Africa vous aide à tout suivre », a déclaré Mawuna Koutonin, PDG de Ollo Africa, Fintech promotrice de l’application.
L’application mobile espère ainsi répondre à des défis récurrents pour ces organisations formelles et informelles, de tailles diverses, notamment la collecte des cotisations, le suivi des dépenses et la nécessité de transparence.
Pour Ollo Africa, basée au Togo, et présente au Kenya et au Nigeria, c’est une contribution pour améliorer l'inclusion financière et renforcer les dynamiques communautaires au Togo et en Afrique.
L’outil numérique vient du reste s’ajouter à un paysage fintech encore modeste mais grandissant, dominé par les services de mobile money (Flooz et Tmoney) des deux opérateurs téléphoniques qui opèrent dans le pays, ou encore Semoa, spécialisée dans le mobile banking.
Lire aussi:
Gozem annonce “Gozem Money” après le rachat de Moneex, une fintech béninoise
Mobile Money : Au Togo, Flooz en baisse de forme (-12%), Tmoney en pleine ascension (+11%)
Les startups numériques togolaises peuvent postuler à la troisième édition du Concours Tremplin Startup UEMOA, qui se déroule simultanément dans les huit États membres de l'UEMOA, dont le Togo. L'initiative est promue par la Commission de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA).
Pour cette édition 2024, le concours cible particulièrement les startups opérant dans divers domaines des industries culturelles et créatives (ICC). Tels que le cinéma et l’audiovisuel, la musique, les arts vivants, l’édition, les arts visuels, l’artisanat d’art, le design, la mode et les jeux vidéo.
Prix nationaux et régionaux
Au niveau national, les trois meilleures startups obtiendront des prix d’encouragement de six, cinq et quatre millions (6 000 000, 5 000 000 et 4 000 000) F CFA, indique-t-on. Il en va de même pour les structures d’accompagnement à l’entrepreneuriat ayant soumis le dossier d’un lauréat d’un prix d’encouragement, qui recevront des primes d’encouragement d’un montant d’un million (1 000 000) F CFA chacune.
Au niveau régional, des prix d'excellence allant de 10 à 15 millions FCFA seront décernés aux lauréats, les cinq meilleures startups de l’espace UEMOA.
Cette édition est réalisée en partenariat avec la Chambre Consulaire Régionale de l'UEMOA (CCR-UEMOA) et, au niveau national, la Chambre de commerce et d’industrie du Togo (CCI-Togo).
Les candidatures sont ouvertes depuis le 19 juillet et se poursuivent jusqu'au 20 août 2024 à 23 h 59 min GMT.
Consultez le règlement complet.
Ayi Renaud Dossavi
Du 22 août au 8 septembre 2024, se tiendra dans la capitale togolaise, Lomé, la douzième édition de la Foire Adjafi. A cette nouvelle édition, les opportunités offertes par la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF) seront essentiellement explorées par les jeunes entrepreneurs pour qui l'événement est conçu.
Cette 12 foire Adjafi se déroulera donc sous le thème « La ZLECAF, pour stimuler la commercialisation de nos produits transformés et pérenniser les acquis », dans le but de dynamiser la promotion des échanges commerciaux sur le continent africain. Durant 18 jours, l’événement commercial va réunir environ 300 entrepreneurs qui, outre l’exposition de leurs produits, vont plancher sur les avantages de la Zone de libre-échange continentale africaine.
De fait, le programme inclut un forum sur la ZLECAF, une table ronde pour les PME-PMI, ainsi que des journées spéciales consacrées à la mode et aux communes.
Cette année, la Foire Adjafi se distingue par l'introduction d'activités innovantes. Parmi celles-ci, on retrouve un atelier d'expérimentations scientifiques destiné aux enfants, un salon professionnel dédié à la musique afro, et un espace réservé aux apéros et gourmandises du Togo. Ces nouvelles initiatives visent à attirer un public plus large.
Comme le veut la tradition, la foire se déroulera sur le site sportif du Lycée Agoè-Nyivé, ponctuée de concerts qui mettront en avant la musique togolaise.
Esaïe Edoh
Quatre jeunes agro-entrepreneurs togolais ont été distingués la semaine dernière à Harare (Zimbabwe), en marge de l’Africa Investment Leadership Forum qui s’est tenu du 26 juin au 28 juin. Il s’agit de Jaël Amouzou de Chom Factory (spécialisée dans la production d’amuse-bouches), Beigue Alfa Mèwè (spécialisée dans la production de provende pour volaille. Bétail et production d’huile végétale), de Komlan Bessanh, promoteur de la marque de boissons Champiso, et de Yawovi Sedzro Klutse de Kasy Popo Group (actif notamment dans la production et la commercialisation des huiles et tourteaux de palmistes).
Ces quatre acteurs ont reçu le 28 juin l’award 50 Under 40 des investisseurs africains en entrepreneuriat 2024 (AILF 50 Under 40 Leading African Investors in Entrepreneurship Award 2024).
Ces distinctions couvrent leurs actions entrepreneuriales depuis 2016 en matière d’entrepreneuriat. “C'est un honneur pour nous d'avoir représenté le Togo à cette compétition”, se réjouit Klutse Yawovi Sedzro, le jeune promoteur de KASY POPO GROUP, dont la société propose également des solutions aux TPME dans la production de savons. Même son de cloche chez Jaël Amouzou, promotrice de Chom Factory, pour qui “C’est une fierté de faire partie de ces cinquante jeunes leaders”.
L’Africa Investment Leadership Forum est un événement qui se veut une plateforme pour les leaders de l'industrie, entrepreneurs et visionnaires afin de se réunir, échanger des idées et explorer des opportunités qui façonneront l'avenir de l'investissement en Afrique.
Lire aussi : Enyo Amouzou, la togolaise qui veut conquérir l’Afrique avec des amuse-bouches - Togo First
Notons que la participation des entrepreneurs togolais à ce Forum a été soutenue par le Fonds d’appui aux initiatives économiques des jeunes (FAIEJ).
Ayi Renaud Dossavi
Lire aussi: