(Togo First) - La capitale togolaise accueille à partir de ce mardi 5 mai les 22èmes Journées annuelles de l’Association cotonnière africaine (ACA), un rendez-vous majeur qui rassemble les principaux acteurs de la filière coton du continent. Les travaux, organisés par la Nouvelle Société Cotonnière du Togo (NSCT), ont été ouverts par le secrétaire général du ministère en charge de l’agriculture, Tekize Madadozi, représentant le ministre.
Pendant quatre jours, il s’agira pour les participants d’échanger sur les défis auxquels fait face la filière, de partager les expériences et de formuler des pistes de solutions en vue d’améliorer la productivité et la compétitivité du coton africain. Les discussions porteront notamment sur l’adaptation aux effets du changement climatique, l’amélioration de la qualité et de la traçabilité, ainsi que l’optimisation des systèmes de production.
« Ces Journées offrent un cadre privilégié pour mutualiser les expériences et dégager des réponses concrètes aux défis communs du secteur », a déclaré le Directeur général de la NSCT, Martin Drevon.
Des assises régionales dans un contexte de fortes mutations de la filière
Cette rencontre, organisée en synergie avec la 18ème réunion bilan du Programme régional de production intégrée du coton en Afrique (PR-PICA), intervient dans un contexte économique international instable, marqué par la volatilité des prix du coton sur les marchés mondiaux et la hausse continue des coûts des intrants agricoles. La filière cotonnière africaine fait face à des exigences croissantes en matière de qualité et de traçabilité, ainsi qu’à des effets de plus en plus marqués du changement climatique sur les rendements, les calendriers culturaux et la durabilité des systèmes de production.

Selon le président de l’Association cotonnière africaine, Kassoum Koné, ces mutations imposent une adaptation rapide des systèmes de production, à travers l’innovation, le renforcement des capacités des producteurs, la mécanisation des opérations agricoles et une meilleure coordination entre les acteurs de la chaîne de valeur. Il a insisté sur la nécessité de renforcer les partenariats afin d’accompagner la transformation structurelle de la filière.
Au Togo, ces dernières années, la production cotonnière connaît une relance portée par les réformes engagées dans la filière et les efforts de structuration des acteurs. Les initiatives mises en œuvre visent notamment à améliorer les rendements, renforcer l’encadrement des producteurs et promouvoir des pratiques agricoles plus performantes et durables. Cette dynamique s’inscrit également dans les orientations plus larges portées à l’échelle africaine par les acteurs de la filière, notamment à travers les réflexions menées au sein de l’Association cotonnière africaine, en faveur d’un coton plus compétitif et mieux intégré.
Créée en 2002, l’Association cotonnière africaine a pour mission de favoriser la concertation entre les acteurs de la filière coton, de promouvoir le développement durable du secteur et de renforcer la compétitivité du coton africain sur les marchés internationaux.
Gautier Agbekodovi
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