(Togo First) - Le Togo veut intégrer le secteur privé dans la finance climatique. Hier, mardi 14 avril 2026, le ministère de l’Environnement et la Chambre de commerce et d’industrie du Togo ont organisé à Lomé une session dédiée aux mécanismes de financement climatique à destination des entreprises.
Il s’agit à terme de lever les obstacles techniques et financiers qui limitent l’accès des acteurs locaux aux ressources internationales, en particulier celles du Fonds vert pour le climat. Pour de nombreuses entreprises togolaises, ces financements restent très peu mobilisés, en raison de procédures jugées complexes et d’un déficit d’information.
Au cours des échanges, les participants ont été exposés aux opportunités concrètes dans plusieurs secteurs. L’agroécologie, la gestion des déchets et les infrastructures résilientes figurent parmi les domaines prioritaires identifiés.
L’objectif est d’aligner les projets privés sur les exigences des bailleurs et de renforcer leur capacité à structurer des dossiers éligibles, dans un contexte où le cadre réglementaire est en évolution.
En effet, le Togo a récemment adopté une nouvelle loi-cadre sur l’environnement, qui consacre l’économie circulaire et la mobilité durable comme axes de développement. En parallèle, les autorités préparent le lancement du Togo Green Fund, appelé à jouer un rôle d’intermédiation entre les entreprises locales et les partenaires techniques et financiers.
Selon les autorités, cet outil doit faciliter l’accès aux financements et soutenir des investissements compatibles avec les engagements climatiques du pays.
R.E.D