(Togo First) - Comme annoncé récemment par Togo First, le Fonds monétaire international (FMI) va décaisser 109,5 millions de dollars (environ 62,6 milliards FCFA) au profit du Togo dans le cadre de la Facilité élargie de crédit (FEC). C'est ce qu'indique le Conseil d'administration du FMI à l'issue des troisième et quatrième revues du programme, au terme desquelles l'institution estime que « la mise en œuvre du programme a été globalement satisfaisante ».
Selon le Fonds, dans une note datée du lundi 29 juin 2026, la plupart des objectifs quantitatifs ont été atteints et sept des huit réformes structurelles prévues depuis la précédente revue ont déjà été réalisées.
« Malgré un environnement régional et international difficile, les résultats du programme appuyé par la Facilité élargie de crédit (FEC) ont été globalement satisfaisants. L'économie est restée résiliente face à des chocs successifs et les perspectives demeurent globalement favorables », a notamment déclaré Kenji Okamura, directeur général adjoint du FMI et président par intérim, à l'issue des délibérations du Conseil d'administration sur le Togo.
Pour le pays d'Afrique de l'Ouest, ce feu vert ouvre la voie à un décaissement immédiat qui portera le montant total des ressources déjà mobilisées dans le cadre du programme à près de 299 millions $. L'accord, approuvé en mars 2024, prévoit un financement global de 403,4 millions $ destiné à soutenir les réformes économiques du pays.
Des réformes à poursuivre
À côté des résultats déjà obtenus, le Fonds estime que plusieurs défis demeurent. « Il est essentiel de maintenir l'élan de la consolidation budgétaire, de remédier résolument aux vulnérabilités du secteur financier et de faire progresser les réformes structurelles et de gouvernance afin d'assurer une croissance durable et inclusive », indique le représentant du FMI.
L'institution recommande également d'accélérer les réformes fiscales afin d'élargir l'assiette de l'impôt et de réduire les dépenses fiscales, tout en préservant les dépenses sociales destinées aux populations vulnérables. Dans la même veine, elle appelle à renforcer la gouvernance des entreprises publiques, en particulier dans le secteur de l'électricité, à améliorer la transparence budgétaire …, ainsi qu'à consolider la lutte contre la corruption et le dispositif de lutte contre le blanchiment de capitaux.
L'institution basée à Washington estime par ailleurs que les autorités devront agir rapidement pour traiter les fragilités persistantes du secteur bancaire. « Une stratégie crédible garantissant la stabilité financière, la transparence et la maîtrise des coûts budgétaires sera essentielle », souligne-t-on.
Pour 2026, le Fonds anticipe un ralentissement temporaire de la croissance et une remontée de l'inflation sous l'effet des tensions géopolitiques, notamment au Moyen-Orient, et de la volatilité des prix de l'énergie ainsi que des produits alimentaires.
Ayi Renaud Dossavi
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