Dorénavant, les Togolais disposant d’un portefeuille mobile money peuvent effectuer des opérations de retrait d'argent sans carte bancaire à tous les guichets automatiques et Points Xpress d’Ecobank. Ceci, grâce à l’application Xpress cash by Semoa, développée par la fintech togolaise Semoa.
Xpress Cash by SEMOA, une solution innovante de mobile Banking via WhatsApp qui permet le retrait, sans carte bancaire, d’un compte Tmoney ou FLooz, à tous les distributeurs d’Ecobank et dans les Points Xpress. Il est intégré à Dédé, l’assistante virtuelle de Semoa, génératrice du code de retrait, disponible sur WhatsApp 24h/7j au +22899050505.
« Xpress Cash by Semoa est une solution alternative de retrait d'argent qui facilite la gestion des cartes bancaires et comptes électroniques », indique le directeur du groupe Semoa, Edem Adjamagbo.

Ecobank Togo, partenaire du Groupe Semoa, dans l’opérationnalisation de Xpress Cash by Semoa, nourrit l’ambition de participer à l’inclusion financière dans le pays. De ce fait, elle met à disposition ses 77 guichets automatiques et plus de 1600 points express pour assurer les retraits d’argent.
Le groupe Semoa, rappelons-le, est spécialisé dans la création de solutions digitales de paiement en Afrique. Avant le lancement de Xpress Cash by Semoa, à travers son assistante virtuelle Dédé, il offrait aux clients d’Ecobank la possibilité d’effectuer des transferts d’argent de leur compte vers T-money et Flooz.
Lire aussi :
Togo : Orabank et Togocom vont lancer Mbanking, une solution de Mobile Banking
Fintech : la startup Semoa franchit le cap du milliard FCFA en flux financiers
Edem Adjamagbo déploie le WhatsApp Banking pour Ecobank et Orabank
De retour au Togo, Edem d’Almeida s’est lancé dans la revalorisation de déchets à partir du garage familial. En quelques années, il a réussi à bâtir son empire sur des détritus en fondant Africa Global Recycling, avec pour ambition d'exporter des produits recyclés vers l'Occident.
Dans la ville de Lomé au Togo, la start-up Africa Global Recycling (AGR) s’est spécialisée dans la gestion et la revalorisation des déchets. Dans le centre de tri et de traitement situé non loin du siège social, jusqu'à 46 types de déchets sont traités, notamment des plastiques, des équipements électroniques, du papier, des cartons, du verre, des métaux et même des pare-chocs de voitures accidentées. Pour transformer toutes sortes de matériaux, la start-up s’est équipée de machines ultramodernes dont des extrudeuses, ou encore des agrégateurs pour la fabrication de fibres synthétiques, blocs optiques, feutres tissés pour l'industrie automobile.
Africa Global Recycling, créée en 2013 au #Togo, est une entreprise de référence de l’économie verte par la valorisation des #déchets en #Afrique subsaharienne. Elle met le déchet au cœur d’un nouveau modèle économique et de l’innovation sociale sur le continent.#Economieverte pic.twitter.com/Dp3DrryMNh
— Myriam Dossou-d'Almeida ?? (@DossouMyriam) April 8, 2021
C’est en 2013 qu’Edem d’Almeida (photo), entrepreneur Franco-Togolais, est revenu dans son pays d’origine pour monter depuis le garage de ses parents sa start-up de collecte et de revalorisation de déchets. Sur Le Point Afrique, il explique qu’il faudrait presque revenir en arrière et redéfinir la notion de déchet et d'environnement dans le contexte spécifique africain.
« Nos déchets sont composés à plus de 50 % de sable, de 10 à 11 % de matières recyclables, dont le plastique, et surtout de déchets organiques (…) Quand un Africain balaie sa maison, un tri sélectif s'opère à la source. Dans la balayette, on emporte le sable avec les autres déchets ménagers », a-t-il précisé.
Selon ses propos, la mauvaise compréhension des traditions autour du déchet empêche les responsables et les partenaires de construire une filière intégrée et efficace. Cette situation serait à l’origine de la multiplication des dépôts d’ordures, alors que la majorité des rebuts sont organiques et donc facilement valorisables.
D’après des données datées 2018 de la Banque Mondiale, l'Afrique subsaharienne est la région du monde qui produit le moins de déchets, avec 460 grammes par habitant et par jour. Pourtant, le continent est confronté à l'augmentation des volumes d'ordures à collecter et à traiter en raison du taux de recyclage faible. Un défi majeur en particulier pour les mégalopoles africaines qui connaissent un essor démographique rapide et les problèmes d'urbanisation qui en découlent.
La ville de Lomé est concernée, avec plus de 350 000 tonnes de déchets qui sont produits chaque année. Malgré la décharge d’Agoè Nyivé et le nouveau projet de Centre d'enfouissement technique des déchets du Grand Lomé, la gestion est difficile au quotidien. En créant Africa Global Recycling (AGR), Edem d’Almeida veut promouvoir un meilleur modèle de gestion de déchets auprès des décideurs, des États et des collectivités.
Une approche plutôt prometteuse, puisque AGR a réussi à réaliser un chiffre d’affaires annuel de plus de 250 millions francs CFA (382 234 euros) et créé une cinquantaine d’emplois. Toutefois, la start-up a rencontré certaines difficultés. Outre l’absence de cadre législatif, le manque d'accompagnement sur le plan financier, la faible connaissance du marché et le déficit de main-d'œuvre, la pandémie de Covid-19 a entraîné des pertes à cause de la mise à l'arrêt des activités économiques. Pour gérer la crise, Edem d’Almeida a stabilisé les opérations de l’entreprise.
Au bout de 8 ans d’existence, AGR est parti d'un modèle exclusivement centré sur la vente de déchets recyclables pour se diversifier avec de nouvelles prestations comme le conseil, la formation, l'ingénierie de gestion des déchets. La start-up propose également depuis peu des solutions intégrées de projets RSE. À l'avenir, Edem d’Almeida ambitionne de créer des produits issus des déchets qu’il transforme afin de les exporter vers l'Europe, l'Asie ou encore le Moyen-Orient. Pour ce faire, AGR a besoin de financements plus importants.
Dans ses projets d’expansion, Edem d’Almeida a récemment noué un partenariat avec Gozem, le leader du transport rapide au Togo, afin de permettre aux usagers de faire ramasser leurs déchets de toutes sortes via cette application.
Juste dans quelques heures ! C'est demain, Tu es prêt(e) ?
— GOZEM Togo ?? (@GozemTG) May 19, 2021
Un nouveau véhicule RECYCLE sera disponible sur l'appli Gozem. Il viendra à ton emplacement pour collecter tes déchets et les recycler en collaboration avec Africa Global Recycling. ♻️
⬇️ pic.twitter.com/BRF51TT1io
Aïsha Moyouzame
Que ce soit pour le transport, la livraison ou des opérations de transaction monétaire, plusieurs entrepreneurs et startups togolais ont lancé ces dernières années des applications mobiles pour faciliter le quotidien des populations. Mise en ligne le 1er avril dernier, l'application multiservices Trankyl a aussi rejoint la ligue des applications sur le marché togolais avec pour mission de connecter les prestataires de services au grand public de la capitale. Togo First est allée à la rencontre de Sati Sai, la promotrice de cette application.
Togo First : D’abord, qui est Sati Sai ?
Sati Sai : Je suis Ingénieure en électronique et Entrepreneure - Fondatrice de Trankyl. De mère togolaise, et de père ivoirien, j’ai essentiellement grandi à Lomé. J'ai eu mon Bac au lycée Kouvahey avec une bonne mention qui m’a permis de décrocher une bourse d'études en génie électrique pour le Maroc. Après, j’ai continué ma spécialisation en master électronique, avant mon Mastère Spécialisé Centrale-ESSEC Entrepreneurs à Paris. Depuis, je travaille dans le secteur automobile en France, en Chine et en Hongrie. Parallèlement à mon travail, j’ai entrepris plusieurs projets dont l’application Trankyl que j’ai récemment lancée.

Togo First : Dans un pays où cohabitent déjà plusieurs applications mobiles, pourquoi avoir choisi de concevoir Trankyl ?
Sati Sai : Trankyl est née du constat amer que beaucoup de personnes ont du mal à entrer en contact avec des prestataires de services pour leurs besoins au quotidien. Forte de ce constat, j’ai réussi, au bout de 6 mois de recherche et de travail avec mon équipe, à créer l’application Trankyl, qui va servir de pont entre les prestataires de services (menuisier, plombier, vendeurs...) et de potentiels clients dans le besoin. Trankyl crée un lien entre ceux qui ont besoin de talents ou de temps et ceux qui souhaitent proposer leur talent ou leur temps.
Togo First : Trankyl, comment ça marche ?
Sati Sai : Pour les clients, il suffit de télécharger l’application Trankyl en téléchargement libre sur App Store et Play Store. Il faut ensuite s’inscrire, choisir le service et le prestataire qui vous intéresse, la date et l’heure de la prestation.
Le système est pensé à plusieurs niveaux, de sorte à éviter les désagréments au maximum. Ainsi, une fois que vous avez choisi le prestataire qui vous convient, vous payez directement en ligne au moment de la réservation. Le paiement se fait en ligne, principalement avec les moyens de paiement Flooz et T-money.
Après la prestation, nous prenons votre avis par rapport à la prestation, et si vous êtes satisfait, nous versons au prestataire le montant de la commande moins une commission de 15%. Les tarifs affichés aux clients sont TTC, et ils sont fixés librement par les prestataires qui assurent eux-mêmes leur déplacement.

Ceux en revanche qui veulent offrir leurs services, devront télécharger l'application Trankyl Heros, dédiée aux prestataires de services et suivre la procédure d’inscription qui implique de fournir l’état civil et les preuves sur la qualité des prestations.
Lors du recrutement, la société Trankyl demande aux prestataires de fournir des justificatifs (diplômes, certificats, identités ...) et les forme avant de valider leurs profils sur la plate-forme (application et site internet). Les clients pourront voir sur les profils des prestataires, leurs compétences et leurs expériences avant de faire des réservations. Les prestataires seront notés par les clients dans l’application.
Togo First : Quels avantages peut présenter ce service pour les travailleurs et clients qui souhaitent s’y inscrire ?

Sati Sai : D’une part,Trankyl offre aux prestataires, une clientèle qui va au-delà de leurs zones de couverture ordinaires. Autrement dit, ils peuvent désormais offrir leurs services au-delà de leurs quartiers, couvrir tout Lomé et gagner plus d’argent. D’autre part, notre start-up garantit aux clients, des services et des travailleurs de qualité, ceci grâce à la rigueur de sélection de ceux qui offrent des services à travers l’application.

Selon notre charte rédigée conformément aux lois en vigueur dans le pays, les prestataires et les clients sont totalement responsables de leurs actes sur le terrain. Néanmoins, en cas de controverse entre les deux parties, nous pouvons jouer un rôle de médiation, allant jusqu'à payer une partie des dommages avec les frais de la prestation lorsque les responsabilités du prestataire sont établies. Par ailleurs, les poursuites peuvent se terminer en justice lorsqu’un arrangement n’a pas été trouvé.
Togo First : Quelles sont les perspectives d’avenir de la plateforme Trankyl ?
Sati Sai : Lomé est la phase d'essai du projet, une fois convaincu de son succès, nous pensons lancer l’application à Cotonou, à Abidjan et en Europe.
Daniel Agbenonwossi
En vue de préparer ses futurs cadres à relever les défis liés à son métier, Gozem lance le « Graduate Training Program » au Togo, et au Bénin.
Le programme qui s’étend sur 2 ans à l’intention d’une dizaine de jeunes diplômés en Master 2 des formations business du Togo et du Bénin, devrait permettre de découvrir l’ensemble des métiers de Gozem, et les faire monter en compétences.
L’initiative portée par le Management de l’entreprise s’adresse aux étudiants ou jeunes diplômés avec un niveau Master 2 et vise à attirer les meilleurs profils, les former aux métiers de Gozem pour qu’ils soient opérationnels et efficaces plus rapidement, et les fidéliser sur le long terme.
« Le Graduate Training Program vise à recruter nos managers de demain, à travers les marchés locaux sur lesquels nous opérons », déclare Anne-Claire Longour, Global Human Resources Manager chez Gozem.
Avant d’ajouter : « les candidats sélectionnés auront l’opportunité de découvrir différents projets, équipes et unités fonctionnelles à toutes les échelles. Ils se verront approfondir leur connaissance sur Gozem en général et développeront le mode de pensée stratégique et globale attendu de nos futurs managers. C’est une formation riche et complète pour acquérir une expérience étendue de l’ensemble de notre entreprise », commente-t-elle.
Séna Akoda
Ex footballeur international, le Togolais Donaldson Sackey a créé Timeless Capital Coin, une crypto-monnaie qui vaut 0,10 dollars (plus de 50 francs FCFA) en bourse. Dans un contexte où les crypto-monnaie ont le vent en poupe, le PDG de Timeless Capital Technology cible en priorité les entrepreneurs des pays à économies émergentes.
Le TCC n’est pas une crypto-monnaie comme les autres, il a la particularité de pouvoir disposer dans les prochaines années d’une banque dédiée, ce qui permettra sa conversion en monnaie-fiat (monnaie acceptée par un gouvernement pour payer des impôts ou de dettes). L’entrepreneur prévoit également de former les particuliers à reconnaître les arnaques liées aux crypto-monnaies.
Mablé Agbodan, fondatrice du Club des Métiers d’Arts et d’Artisanat au Togo passe à la vente en ligne, quelques mois après le lancement de sa boutique.
La designer et architecte d’intérieur, Mablé Agbodan, qui affirme avoir débuté sur la terrasse de sa grande sœur, franchit un nouveau palier vers son internationalisation, avec une présence effective sur le web.
Dans une interview exclusive accordée à Togo First en prélude au lancement de sa boutique, Mablé Agbodan décrivait cet espace dédié à sa marque, comme "une vitrine officielle du savoir-faire, de la philosophie et de l’esprit Mablé".

« La boutique est une extension naturelle du centre. C’est la vitrine officielle où nous rendons disponible pour notre clientèle tout ce qui est réalisé au centre pour la marque Mablé Agbodan. C’est un moyen de démontrer aussi au public au travers de produits haut de gamme, l’exigence et la rigueur avec laquelle travaillent nos artisans du Club des Métiers d’Art et d’Artisanat du Togo ». Désormais, chacun peut faire son shopping en ligne, en restant chez lui, et être livré.
Sont disponibles dans cette boutique des accessoires de mode, la maroquinerie de luxe, des vêtements pour homme, des vêtements pour femme ; pour toutes les saisons et haut de gamme. On y trouve également du mobilier pour la décoration d’intérieur, une pléiade d'articles faits à la main, soigneusement conçus par des artisans chevronnés.
Séna Akoda
Lire aussi:
Moins de deux ans après son lancement à Lomé, Gozem, le 1er service digital de réservation de taxi-moto, veut étendre ses activités dans une autre ville du Togo.
La startup créée par le Nigérian Emeka Ajene et basée dans la capitale togolaise a lancé pour ce faire, un sondage sur les réseaux sociaux.
Objectif : connaître les opinions des populations sur la prochaine ville où elle va s’implanter au Togo.
La startup qui a démarré sur le segment Zemidjan, a, à ce jour, ajouté le transport en tricycle et en voiture à ses activités.
Sur la période sous revue, le jeune entrepreneur Emeka Ajene a ouvert ses filiales du Bénin et du Gabon. Il vise neuf nouvelles destinations dans les deux prochaines années. Entre autres, le Nigeria, le Ghana, le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso, le Cameroun, la RDC et le Rwanda.
En rappel, la société qui fait la promotion de l’application, a revendiqué en novembre 2019, soit en un an d’activités à Lomé, plus de 250 000 téléchargements.
Séna Akoda
A peine débarqué au Togo, ses ambitions sont devenues africaines. Hydrimpex, la société française, spécialisée dans les métiers de l’eau et de l’énergie, de la conception à la fourniture d’équipements, ne fait plus désormais mystère de son intention de devenir un acteur de premier plan en Afrique. Janvier 2020, la société qui propose ses services dans une vingtaine de pays africains a franchi un cap, en démarrant au Togo l’implantation de son premier bureau physique sur le continent. C’est désormais chose faite. Crise sanitaire oblige, la « coupure du ruban » fut symbolique, sobre et simple mais les ambitions restent intactes. Dans cet entretien exclusif accordé à Togo First, Thierry Dumas, le Ceo lève un coin du voile sur les raisons de cet ancrage à Lomé, précise ses ambitions africaines, la démarche RSE de l’entreprise et les perspectives. Interview.
Togo First : Vous avez choisi le Togo afin de marquer votre ancrage africain. Grâce à HydrAfrique, Hydrimpex affiche désormais de réelles ambitions pour le Continent.
Pourquoi le Togo ?
Thierry Dumas (TD) : Le Togo est un pays stable, avec un Port en eaux profondes, pouvant accueillir nos cargaisons arrivant par bateaux. Sa situation géographique dans la sous-région, et la place qu’occupe la capitale Lomé dans la sphère financière en Afrique plus globalement avec les sièges sociaux de grandes entreprises et d’institutions, représentent des atouts considérables pour notre société.
Comme vous le savez, Monsieur Ayayi Crepy, notre directeur export est d’origine togolaise.

Ayayi Crepy, directeur export Hydrimpex et la déléguée générale d’Eurocham Togo
Nous travaillons d’ores et déjà étroitement avec des entreprises togolaises de travaux hydrauliques dans un environnement fiable et sérieux. Aussi, semblait-il naturel que notre premier partenariat dans la distribution se fasse au Togo.
Lire aussi : Le Togolais Pascal Ayayi Creppy prend les rênes de la division export du Français Hydrimpex
Avec HydrAfrique, nous souhaitons favoriser la disponibilité et la qualité tout en conservant une compétitivité forte pour les besoins d'équipements pour l'eau potable, les forages et l’irrigation.
Togo First : sur un continent comme l’Afrique où il a encore un vaste terrain à conquérir, quelle est la stratégie d'Hydrimpex pour s’offrir des parts de marché ?
TD : Nous nous battons pour gagner des parts de marché afin de s'installer durablement au Togo mais également progressivement dans toute la sous-région. Nous sommes à l’écoute en permanence et nous nous adaptons aux besoins et aux urgences de nos clients. En nous appuyant sur la distribution locale de produits de qualité nous serons présents, nous désirons ainsi afficher notre ambition.
Togo First : Quelles sont les actions Rse à votre actif sur le continent ?
TD : Hydrimpex a défini une politique RSE depuis plus de 6 mois par le biais d’actions diverses telles que le recrutement de collaborateurs de différentes nationalités au sein de l’entreprise.
« Enfin, en dehors de toute stratégie commerciale et politique d’entreprise, face à une actualité terrible, nous venons d’envoyer au Togo des dons de masques médicaux afin de prévenir le COVID-19. Ils arriveront à Lomé vers la mi-avril. »
Au Togo, nous avons mis en place un bureau commercial et nous évaluons actuellement les possibilités de nous engager dans des opération dites d’hydraulique villageoise.
Nous donnons également la possibilité à nos salariés qui le souhaitent de devenir actionnaires des entreprises de distribution que nous soutenons sur le continent.
L’idée étant de développer une franchise de distribution continentale africaine.

Enfin, en dehors de toute stratégie commerciale et politique d’entreprise, face à une actualité terrible, nous venons d’envoyer au Togo des dons de masques médicaux afin de prévenir le COVID-19. Ils arriveront à Lomé vers la mi-avril.
Togo First : Hydrimpex semble fortement engagée dans une démarche Rse et ce, dès ses premiers pas sur le continent particulièrement au Togo. Pourquoi cette option, qui pourrait vous faire passer plus pour une fondation qu'une entreprise à la recherche du profit ?
TD : A titre privé, je suis attentif aux autres, sensible à l’amélioration de la vie de chacun et à la sauvegarde de notre planète.
Nous ne pouvions pas rester sans agir face à cette menace mortelle. C'est donc avec humilité que nous offrons ces quelques milliers de masques.
Les populations africaines n’ont pas besoin de paternalisme occidental. Aussi nous souhaitons faire du transfert de compétences afin que notre soutien permette à terme une autonomie de choix dans les domaines qui nous concernent. Monsieur Ayayi Creppy, le directeur export d’Hydrimpex en charge de l’Afrique nous fait remonter les besoins des populations les plus vulnérables.
Notre politique RSE est donc surtout axée sur le volet social. La situation sanitaire mondiale qui, par ricochet, touche de plus en plus la sous-région nous pousse à nous engager.
Nous ne pouvions pas rester sans agir face à cette menace mortelle. C'est donc avec humilité que nous offrons ces quelques milliers de masques.
Togo First : HydrAfrique, à court, moyen et long termes, cela ressemblerait à quoi ?
TD : Notre partenaire HydrAfrique à court terme : il s’agit de développer la disponibilité de matériels au Togo, permettant ainsi un déploiement progressif dans l’espace UEMOA. A moyen terme : apporter notre soutien et notre expertise à HydrAfrique dans son développement en Afrique Australe et dans la région des grands lacs. A Long terme : soutenir la création d’une entité HydrAfrique pour l’Afrique centrale à Yaoundé-Cameroun.
Interview réalisée par Fiacre E. Kakpo
Kaba Delivery, la startup de livraison basée à Lomé, vient de lancer une opération de levée de fonds par financement participatif sur Leetchi, pour soutenir ses activités et le lancement de nouveaux services.
Pour ce faire, la jeune pousse, qui permet aux clients de commander des mets en ligne et de se faire livrer à travers un système de géolocalisation (via son application mobile Kaba, qui veut dire « Rapidement », en Mina) recherche un investissement de 10 000 €.
En termes de chiffres, l’entreprise créée par quatre jeunes togolais revenus de la diaspora, revendique au moins 6000 livraisons, pour ses débuts, en 2019 ; pour plus d’une dizaine d’emplois générés (livreurs, développeurs, comptables, commerciaux, graphistes notamment).
Cette levée de fonds, par financement participatif, a donc pour but d'augmenter la santé de la boite innovante, notamment en termes de capacité de financement, et de garanties auprès de ses partenaires bancaires. De leur propre opinion, c'est « un coup de main pour continuer l'aventure ».
Télécharger ici l’application Kaba
Consulter la campagne de crowdfunding
Lire aussi:
eConvivial, un lauréat du Challenge des 1000 entrepreneurs africains
Le jeune entrepreneur togolais, Clifford Plastid Hoglonou (photo) transforme le manioc en alcool. Ce projet s'inspire et se nourrit d’une activité familiale d’import de l’alcool en vue de sa redistribution sur les marchés.
Conforté par le constat au plan national selon lequel « on importe près de 80% de l’éthanol (un marché de plus de 500 millions de litres importés chaque année dans la CEDEAO), alors que des milliers de tonnes de manioc périssent dans les champs gérés par une population rurale pauvre », il se lance dans la transformation biotechnologique du manioc en éthanol, raconte-t-il à l’agence Ecofin. Il compte ainsi « assurer la croissance économique et le bien-être de la population rurale ».
Non seulement l’activité permet de produire de l’alcool éthylique pour des besoins médicaux, mais aussi une partie des stocks est traitée pour les besoins des producteurs locaux de vins de palme.
De fait, le génie entrepreneurial de Plastid permet aux producteurs locaux de vins de palme d’acheter de l’alcool adapté à ces boissons au lieu d’utiliser de l’alcool médical. Et l’activité prospère, surtout avec les carnets de commande des grossistes qui ont un solide réseau de distribution sur tout le secteur informel.
Si le jeune entrepreneur togolais réussit dans son activité, il compte relever un plus grand défi : faire face à la concurrence étrangère.
Séna Akoda