(Togo First) - Lomé accueille, jusqu’au vendredi 26 juin, le 19e Congrès de l'Association des orthopédistes de langue française (AOLF), couplé au 7e Congrès de la Société togolaise de chirurgie orthopédique et traumatologique (SOTOCOT).
Placé sous le thème « L'Afrique face au défi de la traumatologie », l'événement international rassemble plus de 400 médecins, chercheurs et étudiants venus d'Europe, d'Afrique subsaharienne et du Maghreb. Il s'agit de la troisième édition du congrès organisée en Afrique subsaharienne.

Pendant trois jours, les participants échangent sur les avancées scientifiques et les innovations en chirurgie orthopédique et traumatologique. Les travaux ont été ouverts par la directrice de cabinet du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, Dr Djifa Gameli, représentant les autorités togolaises.
Le programme prévoit une trentaine de sessions scientifiques, alternant communications orales, conférences d'enseignement, ateliers pratiques, tables rondes et présentations de nouvelles approches thérapeutiques. Les discussions portent notamment sur la traumatologie routière, les fractures balistiques, les lésions du rachis, les prothèses articulaires, la chirurgie chez les patients drépanocytaires ou encore les apports de la simulation chirurgicale utilisant le bambou comme support pédagogique.
Plusieurs ateliers sont consacrés aux techniques opératoires, notamment à l'arthrodèse rachidienne, une intervention chirurgicale consistant à fusionner définitivement deux ou plusieurs vertèbres. Des tables rondes abordent également les défis de la médecine traditionnelle dans la prise en charge des fractures, le financement des soins d'urgence après les accidents de la route et le renforcement de la formation des professionnels de santé.
Pour les organisateurs, ce congrès doit favoriser la diffusion des connaissances, le partage d'expériences et le développement de collaborations entre spécialistes francophones, dans un contexte où les traumatismes liés aux accidents de la circulation continuent de représenter un défi majeur pour les systèmes de santé africains.
Ayi Renaud Dossavi